L’humain, l’écologie et la politique [Livre]

À partir de nombreux exemples vécus comme élu local à tous les niveaux, loin de toute idéologie, Yves d’Amécourt vise à refonder la politique sur le bon sens, le possible et le souhaitable, en réconciliant les personnes, la nature et la société en vue du bien commun.

Réconcilier les personnes, la nature et la société en vue du bien commun

Tout commence par le sens. Le sens du travail, de la liberté responsable, de la justice, de la transmission, de la nature, de la patrie. La politique, avant d’être une gestion, est une vision. Elle est l’art de conduire les hommes vers le bien commun – cet horizon où chacun
trouve sa place sans perdre sa liberté.

C’est pourquoi ce … Lire la suite

Traverser la brèche

La grandeur d’une civilisation ne se mesure pas à la puissance qu’elle exerce sur la mort, mais à la fidélité avec laquelle elle demeure aux côtés de la vie, jusqu’à son dernier souffle.

Il est des débats politiques qui ne portent pas d’abord sur une loi, mais sur l’idée que nous nous faisons de l’homme. Le débat sur la fin de vie est de ceux-là.

Depuis le vote de l’Assemblée nationale ouvrant un droit à l’aide à mourir, je pense à une phrase de Xavier Bichat : « La vie est l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort. » ¹

Cette définition est magnifique. Elle dit davantage qu’une vérité biologique. Vivre, ce n’est pas seulement respirer. C’est résister. Résister … Lire la suite

Père, mère et fille, tous trois pompiers volontaires, ont participé à leur première intervention ensemble à Sauveterre-de-Guyenne (Gironde).

C’est l’histoire d’une famille pas comme les autres, tous soucieux d’aider les autres dans la difficulté. Dans la petite bastide de Sauveterre-de-Guyenne (Gironde), Christopher, Lucie et leur fille Kellya sont tous trois sapeurs pompiers volontaires. Le 19 juin 2026, la petite famille a réalisé sa première intervention ensemble.

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L’esprit de Bayeux contre l’impuissance française

Il est des discours qui commentent l’actualité. Il en est d’autres qui cherchent à éclairer l’avenir. Le discours prononcé par David Lisnard à Bayeux appartient incontestablement à cette seconde catégorie.

Dans une époque saturée de petites phrases, de réactions immédiates et de polémiques éphémères, il est rare qu’un responsable politique accepte de remonter à la source des problèmes. Plus rare encore qu’il ose parler d’institutions, sujet réputé austère, alors même qu’il conditionne tout le reste.

À Bayeux, il y a quatre-vingts ans, le général de Gaulle ne parlait pas de fiscalité, de sécurité, d’immigration ou de croissance. Il parlait de l’État. Il savait qu’aucune politique publique durable ne pouvait être menée sans institutions solides. David Lisnard a choisi de reprendre … Lire la suite

« La terre, premier capital de la nation » [La nouvelle revue politique]

Il est des mots que notre époque prononce avec gêne : propriété, capital, transmission. Comme s’ils étaient devenus suspects. Pourtant, en 1789, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen place la propriété au cœur des droits naturels et imprescriptibles, aux côtés de la liberté, de la sûreté et de la résistance à l’oppression¹. Ce n’est pas un détail d’histoire. C’est une architecture politique. Sans propriété protégée, la liberté devient dépendance. Sans capital, l’économie devient fragile. Sans transmission, la nation s’épuise. Et c’est peut-être dans nos campagnes que cette vérité apparaît aujourd’hui avec le plus de netteté.

Publié le 15 juin 2026 sur la Nouvelle Revue Politique

Le capital est né dans les champs.

Le mot « capital » … Lire la suite

[ENTRETIEN] « Une partie de la crise écologique est une crise de la transmission »

Yves d’Amécourt présente son nouveau livre, une ode à la France.

Entretien publié le 14 juin 2026 par Boulevard Voltaire

Yves d’Amécourt, bien connu des lecteurs de BV, est vigneron et élu local en Gironde. Dans son dernier livre, L’Humain, l’Écologie et la Politique (aux Éditions du Bien commun), il met à profit son expérience pour proposer une réflexion politique et philosophique sur l’écologie, la transmission et la place de l’Homme dans la société. Entretien avec un homme d’action amoureux de la France.

Chloé Pineault. Vous attachez une grande importance à « la vérité du monde réel », qui est le titre d’une des parties de votre ouvrage. Quelle part de votre expérience d’élu de terrain avez-vous mise Lire la suite

Quand le pape rappelle aux politiques ce qu’ils ont oublié

Il est des discours qui passent presque inaperçus, et qui pourtant devraient être lus, médités, annotés, discutés. Le discours prononcé par le pape Léon XIV devant le Parlement espagnol est de ceux-là.

Dans une Europe fatiguée, inquiète, traversée par les colères, les peurs et les renoncements, le pape n’est pas venu donner une leçon de morale. Il est venu rappeler une évidence oubliée : la politique n’est pas seulement l’art de gouverner les choses. Elle est d’abord l’art de servir les hommes.

Et pour servir les hommes, encore faut-il savoir ce qu’est l’homme. Voilà, au fond, le cœur de son message.

Nos sociétés légifèrent beaucoup. Elles réglementent, encadrent, corrigent, compensent, interdisent, subventionnent. Elles produisent des normes comme d’autres produisaient jadis … Lire la suite

La loi de 1905 : une loi de liberté à préserver

La tribune publiée le 4 juin dernier dans La Croix par Mgr Vincent Jordy, archevêque de Tours et vice-président de la Conférence des évêques de France, mérite d’être lue attentivement. Elle pose une question essentielle : assistons-nous à un glissement progressif d’une laïcité de liberté vers un laïcisme de contrôle ?

La question est d’autant plus importante que la laïcité est devenue l’un des mots les plus utilisés -et parfois les plus déformés- du débat public français.

On l’invoque à propos de l’école, du sport, de l’habillement, des menus de cantine, des crèches de Noël, des processions religieuses ou encore de l’accompagnement spirituel des malades. Mais à force d’être invoquée à tout propos, la laïcité finit souvent par être … Lire la suite

Hommage à Sylvain Cauhapé, maire honoraire de Gornac.

Chers amis de Sylvain,
Chère famille,

Il est des hommes dont la vie ressemble à une terre bien cultivée. Une terre humble. Une terre fidèle. Une terre féconde. Une terre que l’on travaille sans bruit, sans réclamer ni les honneurs ni la lumière, mais qui finit, au soir de la vie, par porter de très beaux fruits. Sylvain Cauhapé était de ceux-là.

Je l’ai rencontré à la fin des années 1990, lorsque je m’occupais du RPR dans le canton de Sauveterre. Nous avons tout de suite sympathisé. Très vite, il m’a encouragé, soutenu, accompagné. Il était présent à toutes nos réunions, à tous les repas, à tous les moments importants.

Lors des élections cantonales de 2004, à la suite de Lire la suite

[TRIBUNE] Yves d’Amécourt : Réconcilier l’Homme avec l’écologie

TRIBUNE. Dans son livre L’humain, l’écologie et la politique, Yves d’Amécourt plaide pour une écologie de responsabilité, fondée sur la confiance, les territoires et l’initiative humaine, loin d’une logique jugée technocratique et punitive.

Il existe aujourd’hui un étrange paradoxe français. Jamais l’écologie n’a occupé une place aussi importante dans le débat public. Et jamais, dans le même temps, les Français n’ont eu le sentiment d’être aussi éloignés des décisions prises en leur nom. L’écologie devait réconcilier l’homme avec la nature ; elle est devenue un facteur supplémentaire de fracture entre les élites administratives et le pays réel. À force de réglementations, d’interdictions, de culpabilisation permanente et de technocratie, nous avons fini par transformer une belle idée – protéger la … Lire la suite

« On ne peut pas continuer dans ces conditions » : Ouvre la voix, le festival girondin mêlant vélo et pop-rock, n’aura pas lieu en 2026

Voilà comment disparaissent les actions utiles, au profit d’une bureaucratie inutile et coûteuse.

Je crains malheureusement, à la lecture des comptes de nos collectivités locales, au regard de l’évolution de leur masse salariale, et au constat de l’absence totale de remise en cause interne et externe, que les associations vont voir leurs subventions diminuer, voire disparaitre, dans les prochains mois et les prochaines années.

Il est toujours plus facile, de diviser par deux une subvention, que de s’attaquer à la gestion des emplois et des carrières, à l’organisation des services, aux achats …

Je suis triste pour le FESTIVAL OUVRE LA VOIX. Je l’ai toujours soutenu, comme conseiller général, comme maire, comme président de notre communauté des communes, comme conseiller … Lire la suite

« Yves d’Amécourt, ou l’écologie contre les petits gardes rouges de l’effondrement » par David Angevin dans Causeur.fr

« Il existe aujourd’hui deux écologies. La première aime les paysages mais déteste ceux qui y vivent. Elle adore les cartes, les normes, les interdictions, les schémas régionaux, les conférences citoyennes et les comités Théodule. Elle parle du vivant avec des mots morts. Elle rêve d’une planète administrée par des experts en mobilité douce et des diplômés de Sciences Po sous perfusion de subventions publiques.

Et puis il y a l’autre. L’écologie des gens qui vivent quelque part. Celle des paysans, des forestiers, des chasseurs, des maires ruraux, des viticulteurs, des ingénieurs, des artisans. Une écologie enracinée. Charnelle. Empirique. Une écologie qui sait qu’un paysage n’est pas un décor mais une civilisation. C’est cette écologie-là qu’Yves d’Amécourt défend dans un … Lire la suite

Marineland : quand l’idéologie animaliste se fracasse sur le réel [Boulevard Voltaire]

L’affaire Marineland, emblématique d’une politique de Gribouille qui supprime un symbole sans créer de solutions.

© www.marineland.fr
© www.marineland.fr

Les orques de Marineland d’Antibes sont devenues le symbole tragique d’une époque politique qui préfère l’émotion aux conséquences, le symbole au réel, la posture morale à la responsabilité. Quatre ans après le vote triomphal de la loi interdisant les spectacles de cétacés, la France découvre soudain ce que certains avaient pourtant annoncé dès le premier jour : il ne suffit pas de voter une interdiction pour faire disparaître les problèmes biologiques, vétérinaires et logistiques qu’elle soulève.

Les deux orques Wikie et Keijo vivent toujours dans des bassins devenus inadaptés, tandis que l’État cherche fébrilement une solution de transfert à l’étranger. Les ONG… Lire la suite

« La France a toutes les caractéristiques d’un pays sous développé » – Yves d’Amecourt

À l’aube des campagnes pour l’élection présidentielle de 2027, les enjeux de souveraineté, d’agriculture et de pouvoir d’achat dominent le débat politique français. Dans son ouvrage récent, L’humain, l’écologie et la politique, Yves d’Amécourt, viticulteur et porte-parole du mouvement Nouvelle énergie, dénonce l’hypocrisie des accords commerciaux comme celui du Mercosur et l’interdiction d’exploiter les ressources nationales. Il plaide pour une cohérence normative : si la France autorise l’importation de produits issus de méthodes interdites localement, elle devrait les autoriser sur son propre sol ou refuser le commerce. Cette logique s’applique à l’énergie, où l’exploitation du gaz de schiste français, jugée plus propre et régulée que les importations, est présentée comme une nécessité pour stopper la délocalisation des émissions de … Lire la suite

« Les responsables politiques ne parviennent plus à emmener les Français dans des projets grandioses » [The Epoch Times]

ENTRETIEN – Yves d’Amécourt est porte-voix de Nouvelle Énergie, le parti de David Lisnard. Il vient de publier L’humain, l’écologie et la politique aux Éditions du Bien commun, un ouvrage dans lequel il dresse un constat sur l’état du pays. La France ne pourra redevenir une grande puissance sans la mise en œuvre d’une politique de libération des forces productives du pays, estime-t-il.

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8 mai : le souvenir, la paix et la vigilance

Il existe dans la vie des nations des dates qui ne vieillissent pas. Le 8 mai est de celles-là.

À chaque printemps, lorsque les drapeaux se lèvent devant les monuments aux morts de nos villages et que résonnent les premières notes de La Marseillaise, la France se souvient. Elle se souvient de ses morts, de ses souffrances, de ses victoires, mais aussi de cette fragile espérance retrouvée au matin du 8 mai 1945 : celle de la paix.

À Sauveterre-de-Guyenne, cette mémoire possède une résonance particulière. Car notre bastide ne fut pas un simple témoin lointain de la guerre. L’Histoire passa ici, dans nos rues, sur nos routes, dans nos maisons.

Après la débâcle de juin 1940, la ligne Lire la suite

Souvenir d’enfance : le 8 mai à Avoise, dans la Sarthe

Lorsque nous étions enfants, le 8 mai n’était pas un jour férié. Pourtant, dans nos campagnes, le 8 mai demeurait un jour à part. Un jour grave et paisible. Un jour où le village ralentissait naturellement son pas, comme lorsqu’on entre dans une église.

À l’école communale d’Avoise, dans la Sarthe, nous avions répété La Marseillaise plusieurs jours auparavant. Il y avait alors deux classes seulement : celle de Madame Noël — puis plus tard de Madame Jault — pour les petits, les CP et CE1 ; et celle de Maurice Trouvé, l’instituteur des grands, les CE2, CM1 et CM2. Il était directeur de l’école et son épouse, secrétaire de Mairie. Deux classes suffisaient à faire vivre une école entière, … Lire la suite

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