Assemblée Générale du Syndicat des Bordeaux le 7 juillet 2005
le jeudi, juillet 7 2005, 23:55 - La filière viticole, le vin, les viticulteurs - Lien permanent - 198 lectures
Rapport du Secrétaire Général - Yves d’AMECOURT
Mes chers collègues,
1- INTRODUCTION
L’année précédente s’est révélée éprouvante, à tous niveaux, pour toutes et tous….
Malgré la tempête qui continue de sévir, le navire maintient son cap.
Nous continuons notre combat, car nous ne voulons ni abandonner quelqu’un dans la tourmente, ni céder face à l’adversité, parce que nous n’avons pas le choix, mais surtout parce que nous croyons en l’avenir. En attendant, ne courbons pas l’échine, redressons-nous et sur tous les fronts continuons d’avancer, lentement peut-être, mais inexorablement… Nous gagnerons, non comme des coureurs de sprint, mais comme des coureurs de fond, remplis d’endurance, de confiance et d’enthousiasme. L’équipe actuelle d’élus, tous femmes et hommes de grande valeur et de courage, loin de s’essouffler, de se décourager et de baisser les bras, continue son avancée. Si un élément perd courage, il est rejoint, aidé par ses collègues et de nouveau rempli d’entrain pour repartir dans la bataille.
Le seul et unique but de cette équipe est de défendre les intérêts de notre collectivité par tous les moyens.
Elle a, cette année, travaillé ardemment et fait entendre sa voix sur les combats qui lui tiennent à cœur, c’est-à-dire :
•La réécriture des décrets (dossier sur le point d’être enfin refermé), avec des avancées dans l’interdiction des replis, le bénéfice de règles d’assouplissement (copeaux) etc,
•l’expérimentation d’une nouvelle procédure d’Agrément dans des vignobles de blanc,
•la poursuite de notre chantier de Suivi des Conditions de Production, qui commence à porter ses fruits en matière de qualité,
•la mise en place d’un véritable Projet d’Entreprise (Le Projet Politique 2009) dont les objectifs s’orientent à la fois sur le marché, le vignoble, l’information, les débats nationaux, les orientations nouvelles, etc. Un chantier ambitieux, mobilisateur, mais exaltant…
•La sortie d’une gamme de vins de marque destinés aux Jeunes adultes actifs (concept « e-motif » ou les émotions du vin).
2- PRINCIPAUX ELEMENTS DE L’ANNEE
Comme je l’évoquais plus haut et avant d’aborder les faits marquants de l’année, je dois souligner un fait important : la sortie du PROJET POLITIQUE 2009, voté en Assemblée Générale le 28 janvier 2005.
Véritable fil d’Ariane à dérouler sur les cinq années à venir, ce projet fixe les axes de travail, les priorités du Syndicat (et de chacun d’entre nous) pour engager de nouveau les Bordeaux et Bordeaux Supérieur dans une stratégie de conquête. Les axes à défendre en sont les suivants :
-une régulation économique du marché,
-un vignoble plus performant,
-un Bordeaux mieux adapté aux attentes du consommateur,
-une promotion globale et homogène,
-une motivation de la presse et une meilleure image de Bordeaux,
-une meilleure information des prescripteurs,
-une meilleure information des adhérents et une meilleure connaissance des hommes et des besoins,
-une plus grande efficacité,
-une juste place des Bordeaux et des Bordeaux Supérieur dans l’univers Bordeaux et dans les grands débats nationaux,
-une plus grande implication des acteurs de la filière,
-des orientations nouvelles : moûts concentrés en Gironde et développement du Bordeaux Clairet.
Certaines de ces actions sont déjà bien engagées.
2.1. Administration de la Maison :
Démarche de Maîtrise des Dépenses : « faire plus, mieux et moins cher »
Une vaste démarche de maîtrise des dépenses a été engagée en début d’année 2003. Le groupe de travail composé d’élus et de permanents continue les efforts importants entrepris. L’optimisation des dépenses de communication et de promotion, pilotée par Rémi Garuz, a également enregistré une baisse notable des dépenses de promotion (honoraires des agences de marketing, notamment) permettant, en libérant des finances, de réaliser un nombre plus important d’actions. Les résultats obtenus sont extrêmement encourageants.
Simultanément, nous avons continué nos réflexions pour développer et améliorer nos services aux adhérents.
Nous adressons nos félicitations à tous ceux qui ont travaillé dans ce sens et nous leur renouvelons nos encouragements pour atteindre les objectifs.
Informatique :
Pour une meilleure collaboration et dans le souci d’une plus grande efficacité, l’échange des données informatisées entre notre organisme et l’INAO a été amélioré et approfondi. Les dossiers d’agrément sont donc traités plus vite par l’INAO, au complet bénéfice des viticulteurs. Le système d’information est constamment amélioré et modifié pour tenir compte des besoins spécifiques nouveaux, liés à l’évolution de nos procédures internes. Le Syndicat dispose donc d’un système vivant et à la pointe de la technologie.
2.2. Adhérents : « plus prêt du viticulteur » :
Capsules : Le Service Capsules précède les innovations technologiques et marketing, pour un meilleur service aux adhérents, dans le souci d’une démarche commerciale performante, actuelle, voire novatrice. Des rendez-vous rassemblant les fournisseurs et les viticulteurs sont régulièrement organisés sur différents thèmes : la capsule à vis, la fabrication et le sertissage. Une journée Portes Ouvertes, prévue le 17 juin, abordera les innovations.
Petits-déjeuners : Les éditions de cette année se sont déroulées sur des thèmes d’actualité : le 17 février 2005 (« Les Techniques d’achat ») et le 10 mai 2005 (« Le Rosé, le Clairet d’hier, d’aujourd’hui et de demain »). La fréquentation s’élargit. Les concepts plaisent et attirent un public très demandeur et particulièrement interactif. Des sous-groupes de travail vont se réunir très prochainement (PRODUIT (cahier des charges), PROCESS (Viti -Vinif - Oeno), EMBALLAGE et PROMOTION.
2.3. Maison :
La rénovation de la Salle d’Agrément et son inauguration officielle, le 14 avril dernier, constitue bien entendu le fait marquant de l’année écoulée. Construite 25 ans plus tôt, elle était devenue totalement obsolète. Elle représente maintenant un outil professionnel, chaleureux et moderne. Ces travaux ont été en grande majorité pris en charge par nos partenaires, le Conseil Régional, le Conseil Général et le Crédit Agricole.
L’activité locative enregistre des chiffres en très nette augmentation par rapport à l’année précédente.
Des travaux de réaménagement et de rénovation seront entrepris durant l’été 2005. Ils concernent principalement le regroupement du Service Promotion dans un espace unique, au niveau moins 1, pour une plus grande fonctionnalité, une plus grande efficacité par le développement du travail d’équipe et de la polyvalence et l’installation des Bureaux Comptabilité/Informatique au rez-de-chaussée.
Nous réaménagerons aussi les espaces de réception du public afin d’assumer pleinement le rôle de tête de réseau touristique qu’entends nous confier la région Aquitaine.
2.4. Agrément & Technique :
Agrément : Expérimentation de l’Agrément : A la demande du Conseil d’Administration, une réflexion sur la modernisation de l’agrément a été engagée par la Commission Jeunes en novembre 2002. Celle-ci a été reprise, dans son application, par la Commission Agrément. Cette expérimentation, conduite sur l’A.O.C. Bordeaux Blanc, se déroule avec le soutien actif du Comité Régional et des agents de l’INAO.
Basée sur le postulat que toute exploitation bien menée peut produire des vins AOC, cette action expérimentale prévoit de délivrer les certificats d’agrément à la propriété et d’exercer un contrôle qualitatif aléatoire lors de la commercialisation.
42 exploitations volontaires de tous types (chais particuliers et Caves Coopératives) et de toutes tailles participent à cette nouvelle procédure d’agrément.
Les principaux axes en sont les suivants :
-Audits d’exploitation, selon un cahier des charges validé.
-Contrôle après mise en bouteilles ou lots de vrac vendus.
Cette procédure se déroule dans les meilleures conditions et notre procédure reste en attente d’une validation de l’INAO.
Je félicite nos collègues de la Commission Jeunes pour leur investissement dans la réflexion et la Commission Agrément pour l’application, pilotée par Denis BARO, de cette dernière.
Technique : Suivi des Conditions de Production :
Institué depuis maintenant cinq ans, le Suivi des Conditions de Production concerne à ce jour 50 exploitations déjà en procédure de suivi et, chaque année, 50 nouvelles exploitations environ sont visitées.
La période des rencontres sur le terrain s’étale de mars à septembre.
La Commission note avec satisfaction une avancée notable de la qualité sur le vignoble des AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur.
2.5. Promotion/Tourisme/Cave/Boutique :
Le Printemps des Bordeaux à Bruxelles :
Cette opération de Promotion s’est déroulée en trois phases :
-une mini exposition le 15 avril à l’hôtel Hilton à Bruxelles (présentation de la gamme de 80 entreprises viticoles auprès d’un public de 128 professionnels,
-ensuite une nocturne le 15 avril aux halles Saint Gery à Bruxelles (soirée conviviale Grand public avec lancement du guide des cavistes, en présence de 600 personnes),
-une journée Portes Ouvertes chez les cavistes, le 16 avril, avec la sortie d’un guide répertoriant les cavistes distribuant nos AOC, la possibilité de recevoir un viticulteur pour animer les ventes ce jour-là et la réalisation d’un concours mettant en jeu 5 voyages à Bordeaux et le poids en vin du gagnant.
Voyages de Presse :
Nous avons accueilli trois journalistes belges, du 22 au 24 mars 2005, pour une découverte de Planète Bordeaux, la région et les AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur, en partenariat avec le CDT (avec soirée à la clé chez Stefaan MASSART). En parallèle, notre Président s’est rendu à Bruxelles du 30 mars au 1er avril 2005 pour réaliser des interviews auprès d’un grand nombre de médias, dans le but d’appuyer la présence de nos appellations durant le Printemps de Bordeaux à Bruxelles (voir plus haut).
Création d’un Hub Oenotouristique :
Dans le cadre de la Région Touristique, le Pays Cœur de l’Entre-Deux-Mers, le Syndicat est devenu un centre de réseau en matière d’Oenotourisme. L’équipement et le matériel correspondants (borne informative et interactive, CD Rom, etc) se mettent en place progressivement pour un meilleur service aux adhérents et une information de notre public de touristes. Nos Appellations se servent de la communication des Best Of.
Marché de Noël à Beychac :
Les samedis 4,11 et 18 décembre 2004 ont été consacrés à la rencontre de viticulteurs et de producteurs locaux et artisans d’art. Ces journées, très réussies et particulièrement conviviales, ont permis de rassembler la clientèle de proximité, les producteurs et de faire connaître notre site et la qualité des vins de nos appellations.
Activités créatives :
Le Service Promotion a développé, grâce au savoir-faire informatique et à l’inventivité de son équipe, une activité de création de catalogues, plaquettes (pour les ventes de fin d’année), visuels pour certaines campagnes de promotion de nos AOC, documents publicitaires pour valoriser la cave et la boutique du Syndicat auprès d’un public de viticulteurs ou chefs d’entreprises, etc. Toutes ces réalisations permettent d’économiser et d’optimiser les coûts du Service. Parmi ces créations, la réglette que vous trouverez dans vos pochettes et qui permet à chacun, en fonction de son poids et du moment où il consomme, de savoir le nombre de verre maximum à consommer pour rester dans la limite de 0.5g d’alcool/litre.
2.6. Les Relations Publiques/Presse :
Le Syndicat continue à entretenir des liens particuliers avec la Presse, à travers des rencontres individuelles et la réalisation de débats nationaux. Nous retiendrons en particulier le débat « Les Femmes et le Vin » (en octobre 2004) et la Conférence de Presse du Président (en janvier 2005) faisant le point économique et traçant les orientations du Syndicat. Ce dernier est régulièrement contacté par les journalistes comme interlocuteur principal dans les grands débats sur le vin.
2.7. Les Jeunes :
Le Projet ambitieux conduit par le Groupe Marketing Jeunes a mené à bon port, avec ténacité et brio, la création d’une gamme de vins de marque « Bordeaux » conçue par des jeunes pour des jeunes, baptisée « e-motif ». Il a créé, autour de ce vin, un concept novateur, en la matière un guide des émotions du vin correspondant à chaque couleur. Ce projet enthousiasmant arrive à son terme et se concrétisera très bientôt par la mise en marché de cette gamme, ambassadrice des AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur auprès des jeunes. Nous souhaitons longue vie à « e’motif ».
2.8. L’Ordre des Vignerons des Bordeaux et Bordeaux Supérieur :
La confrérie, emmenée par notre confrère et ami le Grand Maître Hubert Burnereau, connaît une implication de plus en plus marquante dans la communication du Syndicat, avec des sorties très nombreuses, en particulier vers des confréries gastronomiques qui constituent aujourd’hui un lien important. La fête de la Saint-Vincent, qui se déroule maintenant dans nos cantons, implique largement les viticulteurs. La confrérie représente également un acteur majeur dans les actions du Grand Conseil du Vin de Bordeaux, notamment dans des sorties d’envergure, comme Cracovie (Pologne) en septembre 2004.
Pour terminer, je souhaite souligner un fait important, intervenu le 19 avril 2005 : l’arrivée de notre nouveau Directeur, en la personne d’André de la BRETESCHE, succédant à Philippe BROSSEAU. Agé de 39 ans, marié, père de 5 enfants, André a été Responsable du Service Vigne de la Chambre d’Agriculture de la Gironde pendant 11 ans. Il aura en charge la mise en œuvre du Projet Politique, dont j’ai parlé plus haut. Nous lui souhaitons bonne chance dans son nouveau rôle.
Comme j’aime la transparence, je dois vous dire, pour ceux qui ne le savent pas, qu’André est mon cousin, puisque nos grands pères étaient frères. Lorsqu’ André a décidé de postuler au poste de Directeur de notre Syndicat je ne l’en ai pas dissuadé. Par contre j’ai décidé de ne pas participer à la commission de recrutement.
Chers collègues, comme vous le voyez, malgré une année difficile, votre syndicat a continué, pas à pas, victoires après victoires, son travail dans les différentes commissions, comme je viens de le décrire brièvement. A la suite de ce rapport, les Présidents des Commissions vous exposeront, tout au long de cette plaquette, les progrès et les travaux accomplis cette année.
3- ACTIONS & COMBATS POLITIQUES
Puis-je vous parler maintenant des sujets d’actualité ?
Il y a quelques semaines avait lieu au CIVB un assemblée générale extraordinaire.
Trois questions nous furent posées :
Question n°1 : Êtes vous pour le plan d’arrachage, l’emprunt de 60 000 000 d’€ et la modification des statuts du CIVB afin de permettre une stabilité des élus.
44 OUI Nous avons voté OUI
Arrachage Sur le sujet de l’arrachage, il faut cesser les débats. La question n’est pas de savoir s’il faut vendre plus ou s’il faut produire moins. Le sujet n’est pas de savoir si nous sommes en surproduction ou en sous consommation… La surproduction et la sous consommation, c’est la même chose ! Le résultat, c’est qu’il y a trop de vin. Alors aujourd’hui il nous faut tout à la fois produire moins et vendre plus ! Nous avons bien entendu ceux qui pensent que l’arrachage a mauvaise réputation, que ça ne fait pas bien, … Pourtant, à très court terme, il nous faut produire moins !
Pendant trop longtemps nous avons planté sans savoir… On se disait : « si on nous donne des droits de plantation, c’est qu’il y a un marché », ou bien « prenons les droits avant que d’autres régions ne les prennent »… Chacun pensait que quelque part quelqu’un surveillait… Mais en fait, chacun pensait que c’était l’autre ! Ainsi, nous avons planté, planté, planté… plus vite que la consommation mondiale n’augmentait, et sans nous rendre compte que la consommation française diminuait ! Alors ça marche un temps jusqu’au jour où les stocks arrivent jusqu’aux vendanges. Et là, la machine se grippe, tout le monde s’inquiète, le pessimisme envahi les esprits, les acheteurs arrêtent d’acheter, car ils se disent que les prix vont baisser. Moins ils achètent, plus les prix baissent. Et plus les prix baissent plus ils se disent qu’ils ont eu raison de ne pas acheter… Plus ils pensent avoir raison, moins ils achètent.
C’est un peu comme nous quand nous achetons du fioul… Si on nous dit que le prix va baisser, alors on ne fait pas le plein de la cuve … et comme personne ne fait le plein de la cuve, la demande chute et le prix baisse, et on est content de pas avoir fait le plein !
Oui, rapidement, il nous faut produire moins. Pour produire moins l’arrachage est une solution. L’emprunt CIVB de 60 000 000 d’€ permettra de compéter l’aide européenne de 6300 € pour verser au total 15000 € par hectare (selon critères d’éligibilité de l’ONIVINS). C’est le prix pour sortir dignement pour ceux qui le souhaitent. Il y en a. C’est pour cela que nous avons voté OUI.
Distillation La distillation c’est un autre moyen de diminuer l’offre. La Fédération des Grands Vins a créé une association pour compléter la prime européenne avec une prime de solidarité girondine. Il faut distiller. C’est la première action de solidarité. Diminuer les stocks a un effet sur le maintien des prix de vente. Là encore il n’y a pas débat. Ce sont des données objectives basées sur des années et des années d’observation. Distiller 4 hl, distiller 8 hl, payer pour débloquer 8 hl parce qu’on a des marchés, toutes ces actions sont des actions solidaires que nous devons mettre en œuvre, chacun.
A ce propos, Alain Vironneau s’y était engagé à l’occasion des réunions cantonales : toutes les cotisations versées au Syndicat , agrément et promotion, sur des vins qui seront distillés, feront l’objet d’un avoir lors de la prochaine récolte. Il y a des gens qui pensent que « les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent ». Au Syndicat des Bordeaux, nous nous sentons engagés par les promesses que nous faisons ! C’est peut-être pour cela que nous en faisons moins que d’autres !!
La diminution de la production est la meilleure solution pour enrayer la chute des prix. L’arrachage et la distillation sont deux voies.
MC/MCR Une autre voie est à l’étude, celle de la production de Sucre de Raisin. Cette année sera l’année test, puisque nous allons mettre en place des expérimentations avec quelques opérateurs. Si vous avez des questions à ce sujet, n’hésitez pas à en parler avec Bernard Farges.
Arrachage, distillation, production de moûts pour produire du sucre, sont autant de manière de réduire l’offre pour l’adapter à la demande et enrayer la chute des prix.
Une autre solution existe pour enrayer la chute des prix : c’est la fixation d’un prix minimum.
Prix minimum Il y a quelques mois nous avons sollicité toutes les instances afin de mettre en place à Bordeaux un prix minimum pour le vin d'AOC Bordeaux en VRAC. Ce prix minimum, aurait été à la viticulture, ce que le Salaire Minimum est à la main d'oeuvre.
On nous a répondu que ce type d'accord interprofessionnel n'était pas possible au sein de la communauté économique européenne. Pourtant cette pratique est courante au sein du BIP (Interprofession des Prunes), et il parait que c’est réservé aux productions sont les prix sont compensés par l’Europe ! Je m'étonne qu'il y ait dans notre pays deux poids deux mesures, à quelques kilomètres de distance.
Le Syndicat National des Négociants, l'AFED, au dernier conseil de Direction de l'ONIVINS a demandé très officiellement la mise en place de prix minimum par AOC, afin je cite "d'en finir avec la baisse des prix des vins, qui entraine une destruction de valeur, et qui marquera pour longtemps l'esprit des consommateurs". C’est exactement le discours que nous tenions l’année dernière ici même ! Cette volonté a été actée dans la feuille de route, par l'ensemble de l'interprofession.
Nous continuons à défendre cette idée.
Je vous rappelle que notre demande est la fixation d'un prix minimum de 1000 € sur l'AOC Bordeaux. Même si nous sommes conscients que 1000 € est notre smic, voir même notre RMA : revenu minimum d’activité !
A très court terme, l’urgence est de produire moins. A moyen terme il faut vendre plus. C’est pour cette raison que nous avons suivi la commission jeune sur le projet e-motif. C’est pour cette raison que nous avons mis en place un groupe de tvavail sur le développement du Clairet, c’est pour cette raison enfin, que nous souhaitons voir s’amplifier les actions collectives du CIVB.
Statuts du CIVB C’est pour cette raison que nous avons voté oui au projet de modification des statuts du CIVB. Plus de stabilité dans l’équipe dirigeante. Mais sur ce sujet nous pensons qu’il faut aller plus loin. Au CIVB, la production et le négoce, les différents syndicats doivent être représentés en fonction des cotisations que leurs adhérents y apportent. L'assemblée Générale du CIVB doit être constituée des cotisants avec les droits de votes proportionnels à leurs cotisations. Il faut sortir de ce schéma production vs négoce qui ne correspond plus à rien! Il faut passer de la cooptation à la démocratie directe! Cette crise doit être l’occasion de remettre en cause notre fonctionnement ! Notre filière n’est pas adaptée à la gestion de la crise.
Les producteurs ne doivent plus être représentés en fonction des volumes produits, mais en fonction des volumes vendus… On ne doit plus faire la différence entre ceux qui vendent en bouteilles et ceux qui vendent en vrac… car leur cotisation au CIVB est la même ! Le poids des appellations doit donc être le produit des volumes qu’ils vendent par le montant des cotisations qu’ils payent ! Notre organisation est archaïque ! Elle date d’un autre siècle. Producteurs et négociants doivent travailler ensemble par marché.
20 négociants représentent aujourd’hui 80% du volume de Vrac en Bordeaux, 11 négociants 80% du volume de Vrac en Bordeaux Blanc ! Nous devrions les connaître et travailler ensemble dans le cadre du CIVB ! Ce n’est pas le cas.
Entre autres modifications, le CIVB, aura bientôt le droit de collecter les prix de vente en bouteille, c’est une bonne chose ! Il nous faut cesser d’indexer nos marchés sur le prix du seul vrac. C’est une vieille demande de notre Syndicat, nous nous en réjouissons.
Continuons maintenant sur les votes du CIVB.
La question n°2 était la suivante : Etes vous pour un rendement maximum en 2005 pour toutes les appellations de la Gironde de 50 hl/ha?
23 NON 25 OUI
Nous avons voté NON. Parce que nous pensons que 50 hl ce n'est pas assez pour nous, et que 50 hectolitres, c'est trop pour tous les autres, notamment le groupe des côtes qui avec le système des replis va prendre nos marchés. Nous ne pouvons pas accepter que des appellations qui vendent 46 hl / ha dont 6 qui sont repliés dans nos appellations puissent être autoriser à produire 50 hl/ha.
Lors de l'adoption de la feuille de route du CIVB qui est devenue "LE PLAN BORDEAUX", les signataires s'étaient engagés à ce que "les vins repliés fassent l'objet d'un agrément dans l'appellation de replis".
Au moment de la mise en place de cette mesure, le centre INAO de Bordeaux a prétexté que cette mesure était inapplicable au motif qu'un vin "ne peut pas faire l'objet de deux agrément". Aujourd'hui nous savons que contrairement à ce que prétendait l'INAO le double agrément est possible. C'est d'ailleurs la règle qui prévaut lorsqu'il y a un repli entre un "vin de pays de grande zone" et un "vin de pays départemental".
Fort de cette pseudo "impossibilité administrative" l'interprofession s'est mis d'accord sur un nouvel accord : "l'impossibilité pour un négociant de replier un vin dans l'appellation "Bordeaux Supérieur" avant le 1er septembre", date de "déblocage" des Bordeaux Supérieurs d'AOC. Aujourd'hui, force est de constater que les Bordeaux Supérieurs de Replis sont très nombreux. Les habitudes perdurent et ce malgré les engagements pris. Il s'agit de lot qui sont achetés à vil prix dans le groupe des Côtes (prix moyen 950 €) pour être substitué aux Bordeaux Supérieurs d'AOC (prix moyen 1250 €), créant par là même une distorsion de concurrence inacceptable!
L’année dernière, nous avons accepté l’idée d’une réserve de 8 hl, car la feuille de route comportait des engagements sur les replis. Ces engagements n’ont pas été tenus. Croyez bien que si cette pratique devait continuer, nous n’accepterons pas une limitation de nos rendements à 50 hl/ha.
Question n°3 : Etes vous pour la poursuite d'un processus visant à installer un jour un vin de pays de grande zone sur notamment la Gironde?
14 NON 32 OUI
Nous avons voté NON. Parce que tant que nos décrets ne sont pas refermés et assouplis nous serons contre la création de vins de pays.
Sur le sujet des « vins de pays » permettez moi un petit commentaire.
Depuis le 21 juillet dernier (accord GGZ), la décision serait prise. Il y a d'un coté les vins de pays qui correspondent à un " marketing de la demande " et les vins d'A.O.C qui correspondent à un " marketing de l'offre ". Le Ministre de l'Agriculture l'a répété à moult reprises : " la frontière entre ces deux produit est désormais tracée ! Il est hors de question de l'outrepasser ! ".
La " frontière " dont parle le Ministre c'est notamment le port (ou non) de la mention du nom de cépage sur l'étiquette… Ainsi un vin de pays d'OC pourrait porter la mention " Merlot ", dans la mesure où + de 85% de la bouteille contient du Merlot, tandis que un Bordeaux AOC, qui contient 85% de Merlot ne pourrait pas, lui, porter la mention " Merlot ".
Ce " Yalta " viticole pose plusieurs types de problèmes :
1 - Le " Marketing de l'offre " n'existe pas ! Le Marketing c'est justement de comprendre la demande, en l'occurrence le besoin du consommateur et de transformer ce besoin en " désir d'acquérir un produit de consommation ". A moins que nous ne voulions réduire le marché du vin d'AOC au marché de l'Art… Des vins qu'on offre, mais qu'on ne demande pas. Des vins qui se collectionnent, se montrent, s'exhibent, sans jamais trouver consommateur !
2 - Le consommateur justement, demande de connaître le cépage majoritaire d'un assemblage. C'est pour lui, notamment sur la marché Anglo-Saxon, la clef d'entrée dans l'univers du vin.
•Bordeaux est le premier vignoble mondial en surface de Merlot… et nous n'aurions pas le droit de mentionner sur nos étiquettes que notre vin contient du Merlot ?
•Bordeaux est le premier vignoble mondial en surface de Cabernet Sauvignon… et nous n'aurions pas le droit de mentionner sur nos étiquettes que notre vin contient du Cabernet- Sauvignon
•Bordeaux est le deuxième vignoble mondial en surface de Cabernet Franc… et nous n'aurions pas le droit de mentionner sur nos étiquettes que notre vin contient du Cabernet Franc ?
•Et lorsqu'il s'agit d'un assemblage, nous n'aurions pas le droit de mentionner les deux cépages ?
Nous interdire la mention du cépage, c'est nous interdire de figurer dans les rayons anglo-saxons, qui sont organisés par cépage. C'est nous interdire les cartes des restaurants anglo-saxons, qui sont organisés par cépage !
3 - Notre Ministre est je crois, issue d'une formation politique appelée " démocratie libérale " ? Est-ce bien une mesure libérale que de vouloir interdire la mention du nom de cépage sur une étiquette d'un vin qui contient justement ce cépage ? Si c'est du libéralisme, alors, c'est une nouvelle forme de libéralisme ! Est-ce bien une mesure démocratique que de vouloir imposer cette règle contre l'avis des professionnels, contre l'avis des consommateurs ?
Lorsque nous exprimons ces arguments, les services nous répondent : ne vous inquiétez pas, avec la création des " Vins de Pays de l'Atlantique ", vous pourrez faire figurer le nom de cépage ! Mais par contre vous ne pourrez plus utiliser le nom de " Bordeaux " ! Quelle belle avancée en effet ! C'est vrai, Vins de Pays de l'Atlantique, ça donne envie de boire de l'eau salée ! Quand je lis " Atlantique ", le premier terroir auquel je pense c'est la plage… Quand nous aurons un Syndicat de l'Atlantique, on nous confondra avec l'OTAN !
Non, cessons les balivernes : notre terroir c'est Bordeaux, nos Cépages ce sont le Merlot, le Cabernet Sauvignon, le Cabernet Franc… Nous ne demandons pas l’obligation d’unscrire le nom de cépage sur nos étiquettes. Nous souhaitons que la mention du nom de cépage soit autorisée sur les marchés qui le demandent !
Oui il faut simplifier l'offre. Mais à part pour les oeuvres d'art, tous nos vins doivent obéir au "marketing de la demande"! Ainsi, le nom de cépage doit être autorisé sur tous les types de vins qui le souhaitent pour satisfaire les marchés qui le demandent ! Il en va de la lisibilité de nos étiquettes ! Le Merlot, le Cabernet Sauvignon, le Cabernet Franc… c'est notre patrimoine Bordelais! Mentionner le cépage, ce n'est pas dénier l'assemblage ! Nous interdire de mentionner nos cépages, c'est du vol de patrimoine !
On ne peut pas parler des vins de pays, sans parler de notre proposition de modification de décret. En effet, il y a aujourd’hui deux visions de la viticulture française : celle qui souhaite que les assouplissements soient réservés au vins de pays, et ceux qui souhaitent que les AOC régionales puissent bénéficier d’assouplissement. Nous défendons, en votre nom, la seconde voie.
Vous avez reçu le projet adopté par le Conseil d’Administration. La commission d’enquête l’a jugé « Révolutionnaire». Je pense que Robespierre avait une autre idée de la révolution ! Comme quoi les temps changent.
Le souhait de notre Conseil d’Administration, vous l’aurez compris, en adoptant ces propositions, est que les AOC régionales puissent disposer des méthodes modernes de vinification et d’étiquetage. Afin de pouvoir se battre sur le marché mondial avec les mêmes armes que nos concurrents.
Vous aurez remarqué que dans ce projet, nous défendons la possibilité de produire nos vins avec des vignes hautes et larges. Il ne s’agit pas d’imposer les vignes larges comme pensée unique ! Mais bien de reconnaître que deux voie sont possibles pour produire des vins de qualité : les vignes larges et hautes et les vignes étroites.
Nous nous sommes appuyé pour cela sur les résultats de votre consultation et sur le rapport des experts dont nous avions demandé la nomination. Les critères importants, notés par la commission sont un rapport H/E de 0,5 (Hauteur de feuillage / écartement) et une rapport feuille fruit de 1,2 kg/m2.
Souvenez vous, sous la pression amicale que nous avons exercé, le Comité National de l’INAO a demandé à des experts français et internationaux de réfléchir sur les différents modes de conduite du vignoble. Mais après que ceux-ci aient rendu un rapport qui met l'accent sur l'importance du rapport feuille/fruit, la commission technique de l'INAO a demandé aux experts de modifier certains passages du document, qui ne lui conviennent pas !
N’ayant pas réussi à faire modifier le rapport des experts, la commission technique a orchestré une campagne de désinformation au sujet du rapport des experts "conduite du vignoble".
Mais désormais les choses sont écrites et dites. Et dans une période où la maîtrise des charges fait partie de nos réflexions quotidiennes, je ne résiste pas à l’envie de vous lire une citation récente d'Alain Carbonneau :
"Puisque les positions de notre groupe d'experts ne sont plus soumises à confidentialité, je peux vous informer que l'ensemble du groupe confirme le bien fondé de ses propositions faites dans le rapport dont vous avez eu connaissance, et ne trouve aucune justification à la règle préalable émise par le Comité National de l'INAO d'une densité minimale de 4000 ceps/ha. (…), je considère de mon devoir de Professeur de Viticulture de l'AGRO Montpellier et de Directeur du "Progrès Agricole et Viticole", de faire état en toute objectivité de notre point de vue. »
Je ne résiste pas, non plus, à vous lire un extrait de la lettre envoyée par Pierre Aguilas, Président de la Fédération Viticole de l’Anjou, membre de la commission d’enquête INAO sur le décret de nos appellations. Cette lettre s’adresse à René Renou Président du Comité National Vin et Eaux de Vie de l’INAO. Une copie a été adressée à Alain Vironneau notre Président.
''Monsieur le Président,
Je ne comprends pas l’orientation du dernier comité national de limiter la densité des vignes aptes à produire des vins en AOC à 4 000 pieds/ha.
Je pense en effet que ce choix est avant tout une erreur sur le fond. Alors que le groupe d’experts a eu l’intelligence et le recul pour définir en matière de conduite des vignes des critères d’objectifs à atteindre (obtention d’un rapport surface foliaire par kg de vendanges de 1.2 au minimum), la commission technique et le comité national ont fait l’erreur de vouloir définir les méthodes culturales pour atteindre cet objectif (avec donc la définition de critères normatifs comme la densité, la distance maximale entre rangs difficiles à imposer sur l’ensemble des vignobles français).
Or, après en avoir discuté avec un des experts René Morlat, ce dernier m’a assuré qu’aucun scientifique n’affirmerait aujourd’hui (et il est prêt à en débattre avec quiconque, ou en témoigner dans quelque situation que ce soit) qu’il y a des différences significatives entre des vendanges récoltées sur des vignes conduites à 4 000 ceps/ha ou 3 300 ceps/ha dès lors que ces dernières respectent un coefficient de 1.2 M2 SECV/kg de vendanges. Par contre, les différences sont significatives lorsque les vendanges proviennent de vignes respectant ou non ce coefficient, et ce quelque soit leur densité.
Ainsi, alors que tous les éléments étaient réunis pour codifier intelligemment et efficacement les modes de conduite, avec pour effet l’interdiction des pratiques non qualitatives (orientation que je soutiens pleinement), j’estime que le comité national a pris, sous couvert d’éléments scientifiques, une décision arbitraire qui va exclure des vignerons qui méritent de rester en appellation d’origine contrôlée.
Je pense également que cette décision est une grave erreur stratégique. Dans un contexte de plus en plus difficile, nous devons centrer nos décisions sur les questions fondamentales et rassembler tous les vignerons engagés dans la défense de nos appellations d’origine contrôlées.
J’en appelle donc à votre responsabilité et à votre bon sens. La question des modes de conduite serait définitivement résolue si l’on appliquait pleinement les orientations de la commission d’experts.
D’autre part et au titre des liens qui nous unissent avec le syndicat de Bordeaux, je vous rappelle la situation explosive sur le terrain dans cette région. Que le président de ce syndicat et son équipe obtiennent une progression significative de la densité : c’est un exploit. Aussi, faut-il comprendre que ce progrès doit être encouragé et non pas stigmatisé. On doit réglementer sérieusement la hauteur de feuillage et peut-être envisager certaines contraintes, mais surtout pas de refus ou de non prise en compte dédaigneuse.
Dans le vignoble français il existe des magouilles scandaleuses (20 % des vignerons en sont adeptes dit, avec juste raison, un certain René RENOU) ne pénalisez pas ceux qui sont honnêtes même si leurs vignes sont larges. Au moins, on les voit ces vignes. C’est facile à contrôler. Et leurs propriétaires ne demandent qu’à collaborer avec l’INAO.
Et puis, il y a toujours des manières de faire, plus constructives, pour préparer les évolutions.
J’ai 27 hectares de vignes plantées à 1.80 m et à priori je ne suis pas favorable aux vignes larges. Mais en me renseignant et en rencontrant des gens sérieux adeptes d’autres dispositions, j’ai vu que le danger pour les AOC ne venait surtout pas d’eux.
Veuillez accepter, Monsieur le Président, mes sincères et amicales salutations.
Le Président d’honneur,
Pierre AGUILAS''
Pour clore ce compte rendu, je souhaite lancer un appel à la vigilance ! Nous, viticulteurs, nous ne pouvons exister que si il y a des consommateurs. Alors soyons vigilants et attentifs, car notre pays est en train, petit à petit, de faire mauvaise presse au vin.
Je souhaite vous citer ici, trois exemples :
-Premier exemple : j’ai déjeuné l’autre jour à la centrale du Blayais avec des Maires du Canton de Sauveterre. Il y avait avec nous le Directeur de la Centrale et un cadre du service communication. Avec l’entrée était servi un Côte de Blaye blanc. J’en propose à nos hôtes, ils le refusent. Je me dis qu’ils n’aiment pas le vin blanc… Avec le plat de résistance, je propose un Côte de Blaye rouge… ils refusent à nouveau. Alors lorsque le Directeur nous demande si nous avons des questions, j’en pose une : « comment se fait-il que vous ne buviez pas de vin ? ». Réponse terrible : c’est désormais interdit dans le cadre du travail à EDF. Pourtant lui dis-je les Anglais ont fait des études très poussées dans la fonction publique qui montre qu’un verre de vin par repas améliore l’efficacité et l’acuité des fonctionnaires ! Car « le vin est aux neurones ce que l’huile est au rouages ». Mais voilà, il nous faut constater : à EDF le vin est prohibé ! Les 1500 agents de la centrale du Blayais n’ont plus le droit au verre de vin à chaque repas ! Il y a deux lieu privilégiés pour apprendre à consommer du vin : la famille et l’entreprise.
-Deuxième exemple : le collège où sont mes enfants… Au conseil d’administration on nous propose de voter une subvention de 1000 € pour financer la venue de l’ANPAA pour parler de l’alcoolisme. L’ANPAA c’est cette association qui attaque en justice les publicités pour le vin ! Et ils viennent dans nos collèges expliquer à nos enfants qu’il ne faut pas boire de vin ! J’ai voté contre la venue de l’ANPAA ! Oui au discours sur la modération mais pas par l’ANPAA !!!
-Troisième exemple : « wine.tv », c’est une chaîne de télévision qui ne parle que de vin… et bien savez vous qu’il y a un pays dans le monde où, pour l’instant, elle n’a pas le droit d’émettre ? devinez …La France !
Voilà chers collègues, ce que je voulais vous dire à propos des derniers débats et de l’actualité. Vous voyez que si nos dossiers n’avancent pas aussi vites que nous le voudrions en cette période de crise, ils avancent pourtant.
•Produire moins à court terme,
•Vendre plus à moyen terme,
•Maîtriser nos charges et faire des vins de qualité,
•Faire que notre filière se simplifie et s’organise, gagne en lisibilité et en efficacité,
Voilà les enjeux des débats qui nous ont occupé, l’année écoulée !
Merci à tous ceux qui donnent de leur temps pour faire avancer la cause collective !
Et que tous ceux qui trouvent que cela n’avance pas assez vite viennent rejoindre nos commissions, nous avons besoin de vous, de vos idées, de votre temps ! Et puis nous avons besoin de successeurs car nous sommes déjà là depuis 3 ans !
Pour ma part, j’ai fais part à notre Président Alain Vironneau de mon souhait de quitter la fonction de Secrétaire Général de notre Syndicat. Ce qui se fera lorsque les dossiers sur lesquels je travaille plus particulièrement seront refermés et bien refermés !
-nous avons abouti sur la maîtrise des dépenses et la gestion de notre syndicat
-nous n’avons pas encore abouti sur la reconnaissance définitive des vignes hautes et larges
-nous n’avons pas encore abouti sur le sujet des replis au négoce
-nous n’avons pas encore abouti sur le sujet de la représentation de notre Syndicat dans la filière Bordelaise et Nationale.
Mais tout cela avance et nous sommes plus que jamais près du but. Et que tout ceux qui en ont marre de me voir et de m’entendre nous aide sur ces dossiers !
Vive le vin et vive Bordeaux !